Blessures mineures
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IVG médicamenteuse : comment ça se passe, délais et suivi

Publié le
07.09.2026
Nos médecins généralistes vous accueillent dès aujourd'hui, avec ou sans rendez-vous.
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En bref

Retard de règles, test positif, décision difficile ou déjà prise : quand une femme s’informe sur l’IVG médicamenteuse, les questions sont souvent très concrètes. Jusqu'à quand est-ce possible ? Combien de rendez-vous faut-il ? Est-ce douloureux ?

Celsius Santé vous aide à comprendre clairement le parcours, les délais, les effets attendus et les situations qui doivent faire consulter de nouveau rapidement.

En cas d'urgence vitale, veuillez composer le 15

Qu’est-ce qu’une IVG médicamenteuse ?

L’IVG médicamenteuse est une méthode d’interruption volontaire de grossesse qui repose sur la prise de 2 médicaments différents.

  • Le premier est la mifépristone, qui interrompt l’évolution de la grossesse.
  • Le second est le misoprostol, pris 24 à 48 heures plus tard, qui provoque les contractions de l’utérus et l’expulsion.

Cette méthode peut être proposée par un médecin ou une sage-femme. Les médicaments peuvent être pris en présence du professionnel de santé ou à domicile, selon le contexte et après discussion avec la patiente.

L’IVG médicamenteuse a aussi des avantages et des limites qu’il est utile de connaître :

  • Elle peut être réalisée très tôt dans la grossesse, au domicile de la patiente.
  • En revanche, elle se déroule sur plusieurs jours, peut s'accompagner de saignements et de douleurs, et échoue dans environ 5 % des cas, ce qui peut nécessiter une IVG instrumentale si la grossesse n’est pas interrompue.

Jusqu’à quand peut-on faire une IVG médicamenteuse ?

En France, l’IVG médicamenteuse est possible jusqu’à la fin de la 7e semaine de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles. Au-delà, l’IVG reste possible, mais par méthode instrumentale, jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines d’aménorrhée.

Avant l’IVG, le terme de la grossesse est vérifié par un interrogatoire, un examen clinique et, le plus souvent, une échographie de datation.

Comment se passe le parcours en pratique ?

1. La consultation d’information

Le premier temps est une consultation avec un médecin ou une sage-femme.

Ce rendez-vous permet de confirmer la demande, d’évaluer la situation médicale, de présenter les deux méthodes d’IVG, leurs avantages et leurs limites, et de remettre les informations utiles. Si le professionnel ne pratique pas lui-même l’IVG, il doit orienter la patiente vers des praticiens ou structures susceptibles de la réaliser.

2. Le consentement

Le second temps correspond au recueil du consentement écrit.

Depuis mars 2022, il n’existe plus de délai minimal de réflexion imposé chez les femmes majeures. En pratique, une femme majeure peut donc réaliser le temps d’information et le recueil du consentement au cours d’une même consultation si elle le souhaite.

Un entretien psychosocial est proposé aux femmes majeures. Il est en revanche obligatoire pour les mineures.

3. Si la patiente est mineure

Il n’y a pas de condition d’âge pour demander une IVG. Une mineure peut demander le consentement de ses parents ou de son représentant légal. Si elle souhaite garder le secret, l’IVG peut être pratiquée à sa seule demande, à condition qu’elle soit accompagnée d’une personne majeure de son choix.

4. La prise du premier médicament

La mifépristone est prise soit lors d’une consultation, soit à domicile selon l’organisation retenue.

Elle bloque l’action de la progestérone, hormone nécessaire à la poursuite de la grossesse, et prépare l’utérus.

Dans seulement 5 % des cas, des saignements ou des douleurs peuvent commencer dès cette étape ; le plus souvent, les symptômes apparaissent après la prise du second médicament.

5. La prise du second médicament

Le misoprostol est pris 24 à 48 heures plus tard, à domicile, en consultation ou parfois au cours d’une courte hospitalisation.

C’est lui qui va provoquer les contractions utérines et l’expulsion.

À quoi faut-il s’attendre après les médicaments ?

Les douleurs sont fréquentes : elles ressemblent le plus souvent à des douleurs de règles plus intenses, liées aux contractions de l’utérus. Des antalgiques sont normalement prescrits à l’avance pour soulager ces douleurs.

Les saignements sont également attendus. Ils sont souvent assez abondants au moment de l’expulsion, parfois avec des caillots, puis diminuent progressivement.

L’expulsion survient dans environ 60 % des cas dans les 4 heures suivant la prise du misoprostol, et dans 40 % des cas dans les 24 à 72 heures.

Les saignements durent en général environ 15 jours, et peuvent parfois persister jusqu’à 3 semaines.

Si l’IVG médicamenteuse est réalisée à domicile, il est recommandé de ne pas être seule. Si la patiente préfère ne pas vivre ce moment à domicile, la prise du misoprostol au sein de la structure peut être proposée.

Le suivi médical est-il obligatoire ?

Le suivi médical est indispensable.

Une consultation de contrôle doit avoir lieu entre le 14e et le 21e jour après l’IVG, parfois plus tôt selon la situation clinique. Elle peut se faire avec le médecin ou la sage-femme, et peut aussi avoir lieu en téléconsultation dans certaines situations.

Ce rendez-vous sert à vérifier que la grossesse est bien interrompue et qu’il n’y a pas de complication. Selon les cas, le contrôle repose sur un examen clinique, un dosage de β-hCG ou une échographie pelvienne.

À savoir : L’IVG est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, avec dispense totale d’avance de frais.

Quand faut-il reconsulter rapidement ?

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Signe d'alarme prioritaire : si les saignements deviennent très abondants (par exemple s'il faut changer une serviette hygiénique maximum toutes les 30 minutes pendant plus de 2 heures consécutives) consultez immédiatement un service d'urgence gynécologique.

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D'autres signes doivent également faire recontacter rapidement un professionnel de santé :

  • Fièvre supérieure à 38 °C
  • Fortes douleurs abdominales
  • Malaise ou sensation de faiblesse importante

Il faut aussi recontacter le professionnel qui suit l’IVG en cas de douleur qui ne cède pas malgré les antalgiques, ou en l'absence de saignements dans les 5 jours après la prise des médicaments, car cela peut faire discuter un échec de la méthode.

Y a-t-il des contre-indications à l'IVG médicamenteuse ?

Le professionnel de santé vérifie toujours l'absence de contre-indication avant de proposer cette méthode. Certaines situations plus rares peuvent orienter vers une méthode alternative, c'est pourquoi un bilan médical préalable est indispensable. L’IVG médicamenteuse n’est notamment pas adaptée en cas de grossesse extra-utérine, qui relève d’une autre prise en charge.

Comment Celsius Santé peut vous accompagner ?

Parce qu’une demande d’IVG nécessite des informations claires, un cadre médical sûr et un accompagnement sans jugement, notre équipe médicale vous accueille avec ou sans rendez-vous pour :

  • Répondre à vos questions sur les délais, les deux méthodes d’IVG et le parcours médical ;
  • Évaluer la situation clinique et vérifier si une IVG médicamenteuse est envisageable dans les délais ;
  • Réaliser les examens utiles directement sur place si nécessaire, notamment pour dater la grossesse ;
  • Réaliser l'IVG médicamenteuse directement au centre, avec suivi complet et sans délai ;
  • Vous accompagner dans la suite du parcours, y compris pour le suivi et la contraception si vous le souhaitez.

Celsius Santé. Votre santé n’attend pas.

À retenir

L’IVG médicamenteuse repose sur deux médicaments pris à 24 à 48 heures d’intervalle. En France, elle est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines d’aménorrhée, et doit toujours être suivie d’une consultation de contrôle entre le 14e et le 21e jour. Les douleurs et les saignements sont fréquents, mais certains signes doivent faire consulter de nouveau rapidement : saignements trop abondants, fièvre, fortes douleurs ou malaise. L’important est de ne pas rester seule avec ses questions et d’être orientée rapidement vers le bon interlocuteur.

Sources :
Gouvernement - le site officiel sur l’IVG : “Tout savoir sur l'IVG, ou avortement, par voie médicamenteuse” Disponible sur
IVG.gouv.fr
L’Assurance Maladie : “Interruption Volontaire de Grossesse (IVG)” Disponible sur
Ameli.fr
Service Public : “Interruption volontaire de grossesse”. (
ServicePublic.fr)

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Questions fréquentes sur l'IVG médicamenteuse

L’IVG médicamenteuse est-elle confidentielle ?

La prise en charge de l’IVG est protégée par le secret médical. Les personnes mineures peuvent demander à garder le secret vis-à-vis de leurs parents ou représentants légaux ; dans ce cas, elles doivent être accompagnées par une personne majeure de leur choix. IVG.gouv précise aussi que la confidentialité et l’anonymat peuvent être organisés en pratique dans le parcours.

Peut-on choisir entre IVG médicamenteuse et IVG instrumentale ?

Oui, lorsque les délais et la situation médicale le permettent, les deux méthodes doivent être présentées. L’IVG médicamenteuse évite un geste chirurgical, mais se déroule sur plusieurs jours. L’IVG instrumentale est réalisée par aspiration, en établissement ou centre autorisé. Le choix dépend du terme, des préférences de la patiente, de ses antécédents, de l’accès aux soins et des contre-indications éventuelles.

L’IVG peut-elle avoir un impact sur la fertilité ?

Non, lorsqu’elle est réalisée dans un cadre médical sécurisé, l’IVG n’a pas d’impact démontré sur la fertilité future. La fertilité peut même revenir rapidement après l’IVG, parfois avant le retour des règles. C’est pour cela que la contraception peut être abordée dès le parcours d’IVG, si la patiente le souhaite.

Quelle contraception peut être mise en place après une IVG ?

La contraception peut être discutée dès le début du parcours, car la fertilité peut reprendre rapidement. Plusieurs options sont possibles : pilule, implant, patch, anneau, injection, préservatif ou DIU selon la situation. Après une IVG médicamenteuse, un DIU peut notamment être posé lors de la visite de suivi si c’est le choix retenu et si la situation le permet.

Quand les règles reviennent-elles après une IVG ?

Les règles reviennent généralement dans les semaines qui suivent.

Le cycle menstruel reprend habituellement après quelques semaines, souvent dans un délai de 4 à 6 semaine

Si les règles ne reviennent pas ou si un doute persiste, il faut en parler au professionnel qui a assuré le suivi, notamment pour vérifier qu’il n’existe pas de grossesse persistante ou nouvelle grossesse.

Que faire si je vomis après la prise des médicaments ?

Les nausées, vomissements ou diarrhées peuvent survenir lors d’une IVG médicamenteuse. Si un vomissement survient dans les 30 minutes suivant la prise du misoprostol, il faut contacter le médecin ou la sage-femme qui suit l’IVG, car il peut être nécessaire de reprendre un comprimé.

Il ne faut pas décider seule de reprendre le médicament sans avis médical.