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Chenilles processionnaires : risques, symptômes et que faire en cas de contact ?

Publié le
08.06.2026
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En bref

Chaque année, au printemps, les chenilles processionnaires réapparaissent dans de nombreuses régions de France. Leurs poils urticants peuvent provoquer des réactions parfois importantes, même sans contact direct avec la chenille. Irritations de la peau, atteintes des yeux, gêne respiratoire ou réactions allergiques : il est important de connaître les symptômes et les bons réflexes à adopter.

Celsius Santé vous explique comment reconnaître une exposition, quels gestes effectuer rapidement et dans quelles situations consulter un professionnel de santé.

En cas d'urgence vitale, veuillez composer le 15

Qu’est-ce qu’une chenille processionnaire ?

Les chenilles processionnaires sont des larves de papillons qui vivent en groupe, souvent dans les pins ou les chênes. Elles doivent leur nom à leur façon de se déplacer en file indienne, en “procession”.

Elles sont généralement de couleur brun orangé, grisâtre ou brun foncé, avec un corps couvert de poils. Elles mesurent quelques centimètres et se déplacent lentement. Les nids ressemblent à de grosses boules blanchâtres ou soyeuses accrochées aux branches.

On distingue surtout deux espèces en France :

  • La processionnaire du pin est souvent observée à la fin de l’hiver et au printemps.
  • La processionnaire du chêne, plus présente au printemps et au début de l’été.

Elles peuvent être rencontrées en forêt, mais aussi dans les parcs, jardins, écoles, zones résidentielles ou espaces verts de ville.

Pourquoi sont-elles dangereuses ?

Le danger vient de leurs poils urticants : lorsqu’une chenille est stressée, manipulée ou simplement présente dans un environnement sec et venteux, ces poils peuvent se détacher et se disperser.

Ils peuvent alors se déposer sur la peau, les vêtements, les yeux, les cheveux, les muqueuses ou être inhalés. Ils contiennent une substance irritante qui déclenche une réaction inflammatoire.

Il n’est donc pas nécessaire de toucher directement une chenille pour avoir des symptômes. Un enfant qui joue près d’un nid, un chien qui renifle une procession, du linge séché près d’un arbre infesté ou une tonte à proximité peuvent suffire à exposer aux poils urticants.

Quels symptômes chez l’humain ?

Sur la peau

Des rougeurs, plaques, boutons, démangeaisons intenses ou sensations de brûlure peuvent apparaître. Les lésions peuvent ressembler à une urticaire et parfois former de petites cloques.

Au niveau des yeux

Les poils peuvent provoquer une conjonctivite, un larmoiement, une douleur, une rougeur ou une sensation de grain de sable. Le risque est plus important si l’on se frotte les yeux après une balade ou après avoir touché des vêtements contaminés.

Une atteinte oculaire doit être prise au sérieux, car un poil peut se loger dans l’œil et provoquer une irritation importante.

Au niveau respiratoire

Si les poils sont inhalés, ils peuvent entraîner une irritation de la gorge, une toux, une gêne respiratoire ou une sensation d’oppression. Les personnes asthmatiques, allergiques ou fragiles peuvent être plus sensibles.

Dans de rares cas, une réaction allergique plus sévère peut provoquer un malaise, des vertiges, une baisse de tensionou une difficulté à respirer.

En cas d’ingestion

Si une chenille est avalée, il peut se produire une inflammation des muqueuses de la bouche mais également des intestins. L’ingestion amène à de l'hypersalivation, des vomissements ainsi que des douleurs abdominales.

Que faire en cas de contact ?

Le premier réflexe est d’éviter de frotter la zone, car cela peut casser les poils et les faire pénétrer davantage dans la peau.

En cas d’exposition cutanée, il est conseillé de retirer les vêtements contaminés, si possible avec des gants, puis de prendre une douche et de laver la peau à l’eau et au savon. Les vêtements doivent être lavés séparément, idéalement à température élevée.

Pour la peau, on peut utiliser du ruban adhésif sur la zone irritée, comme une épilation douce, afin d’essayer de retirer les poils présents en surface. Il ne faut pas gratter, ni appliquer de produits irritants.

En cas de gêne au niveau des yeux, il ne faut pas se frotter les yeux. Un rinçage au sérum physiologique peut être réalisé en attendant un avis médical, surtout si la douleur, la rougeur ou le larmoiement persistent.

En cas de toux importante, gêne respiratoire, malaise, gonflement du visage, vomissements, vertiges ou réaction importante, il faut demander un avis médical rapidement.

En cas de difficulté à respirer ou de réaction allergique grave, il faut appeler le 15 ou le 112.

Pourquoi les chiens sont-ils particulièrement à risque ?

Les chiens sont très exposés car ils reniflent le sol, les herbes, les nids tombés ou les processions de chenilles. Le contact se fait souvent avec le museau, la langue ou la bouche.

Les signes à repérer sont : une salivation brutale, un chien qui se frotte le museau, un gonflement de la langue, des babines ou du museau, des vomissements, une difficulté à avaler, une gêne respiratoire, un abattement inhabituel.

Chez le chien, le contact avec les chenilles processionnaires est une urgence vétérinaire, car les lésions de la langue ou de la bouche peuvent évoluer rapidement et devenir graves.

Si cela arrive, il ne faut pas frotter la zone ni essayer de manipuler la bouche sans protection.

Si possible, mettez des gants, empêchez l’animal de se lécher, rincez doucement la bouche ou la zone exposée à l’eau claire, puis contactez immédiatement un vétérinaire ou les urgences vétérinaires.

Comment éviter les contacts ?

Les enfants ne doivent pas jouer avec les chenilles, même mortes, ni toucher les nids. Les poils urticants peuvent rester irritants même après le passage des chenilles.

En promenade, il est préférable de garder les chiens en laisse dans les zones à risque. Si une procession est visible au sol, il faut s’en éloigner immédiatement.

À proximité d’arbres infestés, mieux vaut éviter de faire sécher le linge dehors, laver les fruits et légumes du jardinavant consommation, et ne pas tondre ou balayer une zone où des chenilles sont présentes. Ces gestes peuvent disperser les poils dans l’air.

Si un nid est repéré dans un espace public, il faut le signaler à la mairie ou aux services compétents. Dans un jardin privé, il est préférable de faire appel à un professionnel plutôt que d’essayer de retirer le nid soi-même.

Quand consulter ?

Une simple irritation cutanée peut souvent être soulagée par les premiers gestes : douche, lavage des vêtements, absence de grattage, traitement contre les démangeaisons si besoin.

Un avis médical est recommandé en cas de :

  • Forte éruption,
  • Démangeaisons intenses,
  • Atteinte du visage,
  • Atteinte des yeux,
  • Symptômes respiratoires,
  • Malaise,
  • Vomissements
  • Réaction cutané qui s’étend.

Chez un enfant, il faut être particulièrement vigilant si les symptômes touchent les yeux, la bouche ou la respiration.

Comment Celsius Santé peut vous accompagner

Chez Celsius Santé, notre équipe médicale vous accueille avec ou sans rendez-vous en cas de réaction après un contact suspect avec des chenilles processionnaires.

Lors de la consultation, nos médecins peuvent :

  • Évaluer l’atteinte cutanée, oculaire ou respiratoire ;
  • Rechercher des signes allergiques ou de gravité ;
  • Proposer un traitement adapté pour calmer les démangeaisons ou l’inflammation ;
  • Orienter vers un ophtalmologue ou les urgences si nécessaire ;
  • Vous conseiller sur les bons gestes pour éviter une nouvelle exposition.

Grâce à notre programme Aftercare Celsius, un suivi peut être organisé si les symptômes évoluent dans les jours suivants.

À retenir

Les chenilles processionnaires sont surtout dangereuses à cause de leurs poils urticants, capables d’irriter la peau, les yeux et les voies respiratoires. Le contact direct n’est pas toujours nécessaire : les poils peuvent être transportés par le vent ou rester présents sur les vêtements, le linge, les cheveux ou les surfaces.

Chez l’humain, les réactions sont souvent cutanées, mais les atteintes des yeux ou de la respiration doivent être prises au sérieux. Chez le chien, le contact avec la bouche ou la langue est une urgence vétérinaire.

Le bon réflexe est simple : ne pas toucher les chenilles ni les nids, éloigner enfants et animaux, retirer les vêtements exposés, prendre une douche, ne pas se gratter, et demander rapidement un avis en cas de symptômes importants.

Celsius Santé. Votre santé n’attend pas.

Sources :
Agence régionale de santé Île-de-France. “Processionnaires du pin et du chêne : pourquoi les chenilles urticantes sont-elles dangereuses pour la santé ?”. Publié le 11 mars 2026. Disponible sur
iledefrance.ars.sante.fr.
Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes. “Chenilles processionnaires (chêne ou pin) : risques et comment se protéger ?”. Mis à jour le 23 février 2026. Disponible sur
auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr.
Chenille-risque.info. “Les risques pour la santé humaine”. Disponible sur
chenille-risque.info.

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Questions fréquents sur les chenilles processionnaires

Combien de temps durent les symptômes après un contact ?

Les démangeaisons et rougeurs peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours selon l’intensité de l’exposition et la zone touchée. Les réactions cutanées simples s’améliorent souvent progressivement après lavage, retrait des vêtements exposés et absence de grattage. En revanche, une atteinte des yeux, de la bouche ou des voies respiratoires peut durer plus longtemps et nécessite une attention particulière.

Qui doit retirer un nid de chenilles processionnaires ?

Il ne faut pas essayer de retirer un nid soi-même. La manipulation peut disperser les poils urticants et exposer la peau, les yeux ou les voies respiratoires. Dans un espace public, il faut signaler le nid à la mairie ou au gestionnaire du lieu. Dans un jardin privé, il est préférable de faire appel à un professionnel équipé.

Les chenilles processionnaires peuvent-elles revenir chaque année au même endroit ?

Oui, c’est possible si les conditions restent favorables et si les arbres hôtes sont toujours présents. Les processionnaires peuvent coloniser les mêmes secteurs d’une année à l’autre, surtout lorsqu’il existe des pins ou des chênes à proximité. Une surveillance régulière des arbres à risque permet d’agir plus tôt, avant les périodes où les chenilles deviennent les plus exposantes.

Peut-on confondre une réaction aux chenilles avec une allergie ou des piqûres d’insectes ?

Les rougeurs et démangeaisons peuvent ressembler à une urticaire, une allergie ou des piqûres d’insectes. Ce qui oriente vers les chenilles processionnaires, c’est le contexte : balade près de pins ou de chênes, présence de nids, procession visible, jardinage, tonte ou exposition d’un enfant ou d’un animal dans une zone à risque. L’atteinte de plusieurs zones exposées, des yeux ou de la gorge peut aussi aider à faire le lien.

Peut-on prendre un antihistaminique ou mettre une crème ?

Un antihistaminique ou une crème apaisante peuvent parfois être proposés pour calmer les démangeaisons, selon l’âge, les antécédents et l’importance de la réaction. Il vaut mieux éviter l’automédication avec des produits irritants ou des crèmes inadaptées, surtout chez l’enfant ou sur le visage. Le traitement dépend surtout de la zone touchée : peau, yeux, bouche ou respiration.